FIV et DPI : le nouvel eugénisme
Actualité
Modifiée pour la dernière fois le 02/04/2004
Pour la première fois, des chercheurs de l'Institut de
génétique de la reproduction de Chicago ont "
filtré " génétiquement un embryon, de
manière à empêcher l'enfant de développer
une forme précoce de la maladie d'Alzheimer. Ainsi, la
mère, porteuse du gène et risquant de développer
la maladie avant 40 ans, a pu mettre au monde un
bébé libéré de ce défaut
génétique.
La technique utilisée, qui
dépasse largement le diagnostique préimplantatoire
(DPI), consiste à trier les embryons avant la naissance et à
n'implanter que les plus "génétiquement sains".
Cette intervention pose des problèmes éthiques
: les médecins doivent-ils tout mettre en oeuvre pour faire
naître un enfant génétiquement sain alors que la
mère, porteuse du gène de la maladie ne pourra peut
être plus assumer son rôle de mère d'ici quelques
années ? Ou encore, entre-t-on dans une ère
d'instrumentalisation de l'enfant, au nom du bonheur de la mère
ou pour " réparer " un enfant anormal ?
Source : Le figaro, 02/03/2002
« de manière à empêcher l'enfant de développer »
« un enfant libéré de ce défaut génétique »
En fait, l'enfant n'est pas « libéré » : on ne permet qu'aux enfants sains de naître !
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